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Vendredi 9 Septembre 2011 150ème anniversaire de la mort de Pierre Bonhomme

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Le 9 Septembre à 18 h à l’église de Gramat, nous avons fêté l’installation du Père Ronan de Gouvello comme Curé à Gramat.
Cette date a été choisie à cause du 150è anniversaire de la mort du Bienheureux Père Bonhomme.

FÊTE A  LA  PAROISSE  GRAMAT – ROCAMADOUR.   
Installation du Père Ronan de Gouvello ce 9 Septembre 2011
et ouverture de l’année jubilaire du Père Bonhomme …

 En ce 9 Septembre toute la communauté paroissiale de Gramat et Roc Amadour se retrouvait à l’Eglise St Pierre pour fêter l’installation du Père Ronan nouveau curé des deux paroisses, et pour exprimer au Père Jean Pierre Delmas ses remerciements pour son temps passé au service de la paroisse.

A 19h nous nous retrouvions à l’Eglise pour l’Eucharistie. Après le chant crée pour la Béatification du Père Bonhomme, Soeur Marie Yves a retracé sa vie puis 5 enfants de l’école de Ste Hélène ont mimé un scénario.

S’adressant à «Pierrounel surnom du Père » ils posaient ces questions : Ou es-tu né ?  Que faisaient tes parents ? Qu’est ce que tu as fait petit ? avec talent. Puis la procession d’entrée avec les enfants de chœur, les prêtres de Gramat et de Roc Amadour, de Martel. La statue de N. Dame de Roc Amadour portée sur un brancard fut déposée dans le chœur, face au portrait du Père Bonhomme pour signifier l’unité entre les deux paroisses : Marie et le P. Bonhomme en sont les fondements

 Textes de la Messe de la fête du Bienheureux P. Bonhomme, homélie du Père Ronan sur les Béatitudes : « le Christ a tout appris sur les genoux de sa maman et c »est le cœur de sa mère qui a vécu la première les Béatitudes qu’il a appris ce message… »

 A la fin de la Messe le président du conseil paroissial a accueilli le Père Ronan,  il a remercié le Père J.P. Delmas pour tout ce qu’il a donné aux uns et aux autres, attention à tous les milieux,  mise en route du groupe des agriculteurs, des jeunes, des mouvements divers, pour la fraternité des malades…évoquant aussi les « quelques colères » au cours de ses homélies pour « nous réveiller et nous faire bouger » .. Avant de commencer son ministère à Gourdon la paroisse lui à offert un voyage sur les pas de St Paul;

Des  applaudissements dans toute l’Eglise ont alors retenti !  Le Père Delmas a pris la parole pour  évoquer la paroisse de Gramat, la Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Calvaire, qui grâce au Père Bonhomme s’étend au Brésil, en Argentine, en Afrique, en Asie et qui pourra grandir encore et toujours, car des jeunes répondront à l’appel du Christ encore aujourd’hui.

Il s’adresse ensuite au père Ronan en lui présentant le bel exemple du P. Bonhomme qui l’a devancé dans cette paroisse; aujourd’hui encore il a une belle mission à réaliser en se souvenant de cette parole du Père : « c’est à Gramat que Dieu m’appelle, c’est là aussi que je trouverai des épreuves, la Croix ».

Le Père Ronan a voulu partager un secret avec nous : Il y a une semaine avec un groupe il a été reçu par le Pape à qui il a parlé des 150ans de la mort du Père Bonhomme et de l’ouverture de l’année jubilaire; le St Père a donné une bénédiction particulière pour la Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Calvaire, remise à Sœur Marie Yves, et une bénédiction pour tous les chrétiens de la paroisse de Gramat. C’est ce cadeau qu’il est heureux d’offrir en arrivant  en invitant les chrétiens à lire la vie du Père Bonhomme et à tout confier à Marie.

La fête s’est poursuivie au Couvent dans une grande salle avec un apéritif dînatoire ; tout le monde était heureux célébrant l’amitié, la joie d’être ensemble, de pouvoir partager en toute simplicité.

A 22H15 la journée s’est terminée par  la célébration de l’office de Complies dans la chapelle du Bienheureux Pierre Bonhomme.

Les échanges se sont poursuivis dans la cour, personne n’avait envie de repartir, tant l’ambiance était fraternelle. Chacun garde dans son cœur et sa mémoire cette soirée de prière, de joie partagée qui ouvre une nouvelle page de la vie paroissiale de Gramat et de Rocamadour, et en ce 9 Septembre d’une année jubilaire du Père Bonhomme.

Sœur Marie

 

Allocution du Vendredi 9 septembre 2011 : Messe à Gramat

Au nom de la Congrégation des sœurs de Gramat, je voudrais vous remercier d’avoir choisi la date anniversaire de la mort du Bienheureux Pierre Bonhomme, notre fondateur, pour célébrer l’événement paroissial qui vous réunit ce soir.

Ensemble en mars 2003, nous avons fêté à Rome sa béatification  et depuis nous continuons de le prier pour cette paroisse . Le grand Saint Pierre en  est le patron mais lui, Pierre Bonhomme en est le « pur produit » et aussi un artisan efficace de son développement  de 1829 à 1838 et encore après.

 Pierre Bonhomme est né en 1803, tout près d’ici, rue St Roch Son père Joseph Bonhomme était coutelier et sa mère Antoinette Darnis était aussi originaire de Gramat.  A 13 ans, sur le conseil de Mr Prunières alors curé de Notre Dame ( car il y avait 2 églises et 2 paroisses à Gramat ! ) .il a été confié à l’école presbytérale de Reilhac et  ensuite il est entré au petit séminaire de Gourdon qui venait d’ouvrir. Son désir était grand de devenir prêtre et de se consacrer à l’évangélisation de sa terre natale Et comme il voulait commencer par l’instruction des jeunes, il est passé par le collège Royal de Cahors (Actuellement Gambetta ) pour y obtenir en 1824 les diplômes requis !
Et le voilà donc, avant même son ordination, a pied d’oeuvre à Gramat pour y ouvrir avec trois autres prêtres une école de garçons. Et très vite cet établissement situé rue St Roch a connu un grand succès avec 150 élèves ;
Pierre Bonhomme ordonné prêtre, le 22 décembre 1827, est maintenu par son évêque dans cette mission mais il doit seconder les vieux prêtres de Gramat.
Et là un petit événement va se produire qui l’engagera dans une nouvelle voie ; celle de la prédication ! : Pour célébrer l’entrée en carême, le bon Monsieur Prunière avait demandé un prédicateur réputé qui avait attiré la foule en l’église Notre Dame. Le Père Bonhomme y était venu avec ses élèves  et… catastrophe !  Au  dernier moment ,le prédicateur retenu a été empêché et Mr le curé ,monté en chaire, si désolé de voir la déception de son auditoire en perd tous ses moyens, se met à patauger, a bégayer et la foule s’impatiente… Pierre Bonhomme, voyant cela et n’y tenant plus, surgit de la foule, monte en chaire et s’offre à son curé pour le remplacer ! Ce qu’il fait et il réussit si parfaitement que de ce jour date sa réputation de prédicateur !
A la mort de Mr Prunières, en 1832,  le Père Bonhomme est nommé curé de Gramat .et il se met à l’oeuvre dans tous les domaines :
avec les jeunes filles, qu’il réunit, qu’il instruit, qu’il motive pour le bien, il créé le groupe des Enfants de Marie. Elles sont au nombre de 109 au départ engagées dans ce mouvement et pour fortifier leur foi il les entraîne fréquemment sur les chemins de Rocamadour. Fervent dévot de Notre Dame de Rocamadour c’est toute sa paroisse et même les paroissiens de St Pierre qu’il invite à ces pèlerinages.
A Gramat, il découvre aussi le sort des pauvres et particulièrement de ceux de l’hospice, maison des pauvres très précaire ! Il motive les jeunes pour venir en aide à ces malheureux et il collabore,avec le bureau de bienfaisance, avec le maire Mr Garrigues, avec le Conseil Municipal et on décide la création d’un hospice digne de ce nom !
Les démarches sont engagées, et l’abbé Bonhomme se fait partie prenante de toutes ces démarches. Il fait appel à la générosité de tous pour l’achat d’un terrain, pour commencer les travaux et il se soucie de trouver une communauté de religieuses pour tenir cet hospice.
Il n’en trouve pas et c’est de là que va naître notre congrégation
Hortense Pradel, une gramatoise à qui il fait part de son souci , lui répond « Et qu’en savez vous s’il n’y a pas de jeunes disposées à cet engagement ! Moi j’en connais une et même deux § Ma sœur et moi ! «  et en effet Hortense et Adèle Pradel sont devenues les premières sœurs de Notre Dame du Calvaire, Mère Thérèse et Mère Vincent.
L’hospice n’a pas été autorisé par l’administration mais la communauté a pris son essor après une retraite de 8 jours au pied de Notre Dame de Rocamadour et elle est bien vivante encore aujourd’hui , pas trop en France mais jusqu’en Amérique, Afrique et Asie ! Et bien des œuvres ont été créées au service des pauvres ou des handicapés.
Quant à Pierre Bonhomme, encore curé de Gramat, il a été critiqué et même parfois insulté mais il a été beaucoup sollicité pour prêcher soit des missions, soit des retraites, soit des journées de pèlerinages. En septembre 1835 il collaborait avec le Père Caillau à la retraite de septembre à Rocamadour, en décembre 1838 il prêchait une retraite à Cahors, en 1839 à Gourdon et il avait l’intention de former une équipe, une société de missionnaires diocésains..
Son évêque Mgr Bardou y pensait aussi et pas de la même façon ! Il a créé les missionnaires diocésains qui ont été basé à Rocamadour et non à Gramat et dont le Père Bonhomme a fait partie bien humblement mais avec tout son charisme ! Et en dix ans il a prêché plus de soixante missions paroissiales  en patois et en français !  « Mon modèle sera Jésus-Christ, avait-il écrit, on se plaît à ressembler à celui qu’on aime ! »
Après une retraite à la Trappe de Mortagne en Normandie où il envisageait même d’entrer chez les Carmes, il avait dû faire un choix et renoncer à son collège, et à sa charge de curé pour se consacrer aux missions et à son rôle de fondateur de congrégation ! Mais il est vrai qu’à cette époque on allait à pied, à cheval, ou en diligence…On mettait 8 jours pour aller de Gramat à Paris ! Alors on ne pouvait pas tout mener de front !…Actuellement Gramat et Rocamadour paraissent plus proches. .

Le 9 septembre 1861, il y a 150 ans,après un dernier pèlerinage à Rocamadour, le Père Bonhomme mourait au couvent de Gramat .Il est déclaré bienheureux. Plusieurs personnes viennent prier auprès de son tombeau. Nous pouvons lui confier la nouvelle équipe paroissiale et tous ceux qui comme lui ont oeuvré à Gramat et à Rocamadour  pour qu’advienne le Règne de Dieu !

Sœur Marie-Yves

Institution Jeanne d’ Arc – Franconville

9 Septembre : inauguration à l’école Jeanne d’Arc de Franconville d’un nouveau bâtiment nommé :  » Mère Marie de la Croix »

 En ce 9 Septembre, fête du Père Bonhomme, nous nous retrouvions ensemble, familles, professeurs, amis, entreprises, sœurs de Notre Dame du Calvaire, pour l’inauguration et la bénédiction d’un nouveau bâtiment de l’école ,qui ne cesse de s’agrandir  pour répondre à la formation des jeunes dans le secteur bureautique..(voir site Ecole Jeanne d’Arc)
Mgr Jean Yves RIOCREUX, Evêque de Pontoise a procédé à la Bénédiction en soulignant combien l’institution jouait un rôle important de formation auprès des jeunes, pour son diocèse… plusieurs discours se sont succédés au nom de l’enseignement privé, du Maire de Franconville, de l’architecte, des parents, des jeunes,  puis Sœur Marie Suzanne représentant la tutelle de la Congrégation a retracé brièvement l’histoire de l’école.
Chacun a pu visiter les nouveaux locaux  » Mère Marie de la Croix », puis autour du buffet bien fourni échanger sur la vie de l’établissement et qui sait, peut-être d’autres projets ?…


Texte du discours de l’inauguration

Aujourd’hui, 9 septembre 2011, les communautés éducatives des Établissements scolaires du Réseau N.D. du Calvaire, jeunes et éducateurs, se rassemblent pour célébrer le 150ème anniversaire de la mort du Père Bonhomme, béatifié par le pape Jean-Paul II en 2003.

C’est ce jour, comme le disait tout à l’heure Mr Fauriac, qui a été choisi pour l’inauguration du Bâtiment  avec pour nom « Mère Marie de la Croix ». C’est là, me semble-t-il, toute une symbolique que je voudrais esquisser avec vous.

Ce bâtiment est une nouvelle pierre, d’abord ici c’est sûr, mais aussi à tout l’édifice qu’a voulu construire le Père Bonhomme, en fondant la Congrégation et les écoles ouvertes par lui et les Sœurs tout au long de l’histoire. Donner le nom de « Mère Marie de la Croix, n’est-ce pas faire mémoire de tout ce qu’elle a réalisé dans cette école durant de nombreuses années en collaboration avec la Communauté des religieuses et aussi des laïcs qui l’ont entourée ? Plusieurs parmi vous qui l’ont connue s’en souviennent. N’est-ce pas faire mémoire aussi de tous ceux qui l’ont précédée au service de combien d’enfants et de jeunes ?

Le travail éducatif et d’annonce de l’Evangile, ils ont voulu le vivre dans l’esprit de la Congrégation,  dans l’esprit du Père Bonhomme.

A  travers son œuvre – qui s’étend au-delà de l’éducation : personnes handicapés, personnes en difficulté, notamment les femmes, malades, missions ad gentes – je rappellerai quelques traits de Pierre Bonhomme éducateur, relevés dans le texte de référence :

« il porte un regard neuf, encourage et souligne le positif ;

« il met son enseignement à la portée de tous ;

«  il est enthousiaste, gai et communicatif;

« il est attentif aux plus défavorisés…

« il s’intéresse à la personne et cherche à former des êtres de dialogue, capables de s’engager…

« il est toujours prêt au travail d’équipe avec ses professeurs et sait déléguer des responsabilités,

« il souligne aux parents qu’ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants »…

Ces points forts qui ont marqué l’œuvre éducative de Pierre Bonhomme sont toujours actuels. Comme des appels, ils s’adressent à nous aujourd’hui, ses « héritiers », et nous sommes invités à les vivre pour continuer son œuvre, chacun à notre place, dans le respect de tous.
Puisse ce bâtiment « Mère Marie de la Croix » vous le rappeler, nous le rappeler à tous ! C’est ce que je vous souhaite de la part de la Congrégation, représentée aujourd’hui par plusieurs Sœurs, dont Sœur Jeni, la Supérieure Générale et  Sœur Jean-Agnès, la Supérieure Provinciale.
En notre nom à toutes, en terminant,  je voudrais remercier tous ceux qui ont contribué à la réalisation  de ce beau bâtiment et élargir ce merci à tous ceux qui participent aujourd’hui à l’œuvre d’éducation à l’Institution Jeanne d’Arc.

Sœur Marie-Suzanne

AU BRESIL

Célébration de Notre Dame du Calvaire à la « chácara » de Campinas

avec les Sœurs, « Leigos Calvarianos », les familles des Sœurs et amis…